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L’Empire ottoman, fondé à la fin du XIIIe siècle par une tribu turque oghouz, s’impose progressivement comme une puissance majeures étendant sur l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Avec des capitales successives comme Bursa, Edirne puis Constantinople après sa prise en 1453 par Mehmed II, il se situe au cœur des routes commerciales et des échanges entre Orient et Occident. Malgré les conflits, les relations commerciales avec l’Europe restent actives, favorisant la circulation des savoirs, des techniques et des formes artistiques. À son apogée au XVIe siècle sous Selim Ier et Soliman le Magnifique, l’empire se distingue par une organisation centralisée et une grande diversité culturelle. Cette richesse, nourrie par les multiples territoires et populations intégrés, se reflète dans la variété de ses motifs et de ses productions artistiques. Ainsi, l’Empire ottoman apparaît comme un carrefour culturel majeur, propice à un véritable voyage sensoriel à travers ses formes, ses couleurs et ses motifs..
« L’Empire du Grand Seigneur des Turcs en Europe, en Asie et en Afrique ; très précisément divisé tant en ses provinces propres, tributaires et vassales, qu’en l’ensemble de ses beglerbeyliks (ou gouvernements généraux). » XVIIe siècle.


Séduite par les porcelaines chinoises, auxquelles elle prêtait le pouvoir de détecter le poison, la cour ottomane encourage le développement de la céramique. Une importante collection est notamment conservée au palais de Topkapi. Parallèlement, les arts du livre jouent un rôle essentiel en diffusant des modèles impériaux qui donnent naissance aux différents styles ottomans. Deux grands centres de production portent cet essor : Iznik et Kütahya. On y développe une technique caractéristique de peinture sous glaçure sur une pâte siliceuse riche en silice.




